En première année de fac, j'avais très vite sympathisé avec un mec qui m'avait reconnu comme l'un des siens parce que je portais un t-shirt Pixies. Quelques mois après la rentrée, il me proposait un plan super, enfin selon lui : une rave sous l'Arche de La Défense avec LFO. LFO ? jamais entendu parler ! L'autre problème, c'est que ce jour-là je devais porter un t-shirt des Smiths et, en ces temps reculés, les boundaries musicales n'avaient pas encore été breakées, chacun dans son coin, moi un peu plus que mon nouveau pote. Le boum boum de drogués, c'était définitivement pas ma tasse de thé, c'est tout du moins ce que je me disais à l'époque. Aujourd'hui, je m'en mords encore les doigts.
Frequencies est sorti il y a tout juste 20 ans (enfin presque, le 22 jullet 1991). Je ne vais pas vous la faire à l'envers : non je n'ai pas acheté ce disque à sa sortie. Ce n'est que quelques années après que je me suis mis à le convoiter. Mais le souci est qu'à ce moment là le distributeur dans notre pays, Fnac Music Dance Division, avait fermé les portes et, du coup, il était devenu tout bonnement impossible de mettre la main sur le disque. Je réussirais finalement à trouver cet album en rentrant d'un jour de l'an passé en Bretagne, dans une station service sur l'autoroute, perdu sur un tourniquet entre un best of de Nicolas Peyrac et une compilation Synthétiseur les Plus Grands Thèmes. Elle est pas belle mon histoire ?!
Etrangement, depuis, je n'ai plus jamais racheté de disque dans une station service.
(Dédicace à Vidal & Vérol)
LFO : Frequencies (Warp, 1991)

























