J'aime vraiment quand les mecs laissent tourner leurs machines toutes seules. J'aime vraiment quand ma copine me dit "mais c'est pas de la musique ton truc-là !".
"Je crois que j'aime surtout ce disque parce qu'il horripile tout le monde"
mardi 5 juillet 2011
Black Zone Myth Chant : Straight Cassette
J'aime vraiment quand les mecs laissent tourner leurs machines toutes seules. J'aime vraiment quand ma copine me dit "mais c'est pas de la musique ton truc-là !".
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dimanche 3 juillet 2011
Alain Cavalier : L'Insoumis (1964)
Enfant, j'adorais les films policiers avec Alain Delon parce qu'à la fin les personnages qu'il interprétait finissaient quasiment toujours par mourir. A l'époque, je ne savais pas que ce rituel avait débuté dès 1964. En préambule, je tiens aussi à préciser que, pour moi, le Alain Delon des sixties est de loin le plus beau gosse du cinéma.
Nous sommes quelques-uns à le savoir mais il est toujours bon de le rappeler : Alain Cavalier n'a pas attendu l'invention de la DV pour être ce cinéaste génialement atypique, preuve en est avec son deuxième film.
L'Insoumis débute comme un polar politique en Algérie, du côté OAS, juste après le Putsch des Généraux, vire au film d'amour passionnel et se termine dans une ferme au Luxembourg. Alain Cavalier ne fait rien pour séduire son public, et d'autant plus son public de l'époque : le personnage principal est antipathique (par la grâce de Cavalier, ce légionnaire déserteur finira néanmoins par émouvoir le spectateur), et le cadre de l'histoire s'inscrit dans une actualité des plus controversées (et non ! Le Petit Soldat de Godard n'est pas le seul film français de l'époque à aborder frontalement la Guerre d'Algérie !).
Ce qui frappe aussi, c'est cette approche déjà très intériorisée, intimiste, des personnages et de leur psychologie, une approche qui deviendra petit à petit la marque du réalisateur. Et puis il y a cette magnifique partition de Georges Delerue aussi émouvante que discrète : "Avec Georges Delerue, nous avons décidé de ne commencer à entendre l'orchestre qu'après 50 minutes de film. Au moment où le héros comprend qu'il peut mourir. Cette entrée tardive, je me souviens, était si réussie que le spectateur n'était pas surpris mais simplement pris par la main pour aller ailleurs, vers un pays plus vaste que l'image" (Alain Cavalier interviewé par Stéphane Lerouge dans le CD Le Mépris de la collection Ecoutez le Cinéma)
Comme avec son premier film, Le Combat dans l'île, Alain Cavalier fait évidemment un bide avec L'Insoumis. Il connait un tout petit peu plus de succès avec les 2 suivants, Mise à Sac (pas vu !) en 1967 et La Chamade (sublime !) en 1968. Un début de reconnaissance qui ne l'empêcha pas de s'éclipser 8 années, avant de revenir avec le génial Le Plein de Super en 1976.
Alain Cavalier méritait amplement la gloire que connurent ses pairs de la Nouvelle Vague mais l'histoire en décida autrement. Collaborer avec Delon, Deneuve ou Delerue n'y changea malheureusement rien.
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mercredi 11 mai 2011
Agnès Merlet : Le Fils du Requin (1993)
N'y a pas que Tomboy dans la vie !
Pour la petite histoire, j'ai sûrement vu Le Fils du Requin dans la même salle que Céline Sciamma puisque, comme moi, elle fréquentait assidûment, à l'époque de la sortie de ce film, l'Utopia de Pontoise.
Voilà encore un film honteusement sous estimé, voire oublié, malgré les bons échos critiques à sa sortie. La réalisatrice n'a d'ailleurs pas bénéficié de l'engouement pour la nouvelle Nouvelle Vague du cinéma français d'alors, avec les Arnaud Desplechin, Laurence Ferreira Barbosa, Cédric Khan and co. Pour preuve, depuis Agnès Merlet n'a réalisé que 2 autres films, Artemisia et Dorothy. Notons qu'elle aura perdu 5 années à tenter de mettre sur pieds un slasher dans le milieu des Beaux Arts, projet qui ne trouvera finalement jamais de financement : " le discours sur la violence était trop nihiliste pour le marché français…" d'après elle, dommage, j'aurais bien aimé voir ça.
Le Fils du Requin est inspiré d'un fait divers rapporté dans Libé le 18 décembre 1987 sous le titre Jimmy et Johan, graine de violence, qui décrivait l'errance de deux enfants dans une bourgade aux alentours de Rouen. A la fois âpre et onirique, le film est marqué du sceau de Lautréamont avec la phrase "si cela avait pu dépendre de ma volonté, j'aurais voulu être plutôt le fils de la femelle du requin ... je ne serais pas si méchant" répétée tout au long comme un refrain par l'un des deux gamins .
Comme tout premier film, Le Fils du Requin n'est pas exempt de défauts comme cette tendance un peu pataude à virer à tout prix au poème social, surlignée par une partition parfois un peu trop sentimentale de Bruno Coulais (Les Choristes, Microcosmos et autres perles!), qui signait ici l'une de ses premières BO. Malgré cela, le film reste aujourd'hui un premier essai bien singulier et mérite vraiment d'être redécouvert.
Avec le recul, aujourd'hui, une question me turlupine : est-ce que l'esthétique très ciné bis 80's post-apocalyptique est volontaire de la part de la réalisatrice, étant donné son goût pour le cinéma de genre ?
Malgré son penchant pour le sentimentalisme, la BO de Bruno Coulais est une incontestable réussite, tant elle marque Le Fils du Requin et en est indissociable. L'ouverture du film par ces Harmoniques, enchainées à la fameuse chanson Nathalie Elle est Jolie, reste gravée pour longtemps dans la mémoire du spectateur.
Par
ailleurs, vous ne serez pas surpris si je vous dit que ce soundtrack
est épuisé depuis belle lurette et qu'il vaut aujourd'hui le prix d'un
rein !
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mercredi 4 mai 2011
Doug Rickard : A New American Picture
Edité l'automne dernier à 250 exemplaires à l'occasion de la première exposition du Bal, Anonymes, l'Amérique Sans Nom, je n'avais pu mettre la main sur ce livre de Doug Rickard. Heureusement, Le Bal a eu la bonne idée d'en éditer 50 nouveaux exemplaires.
Doug Rickard n'est pas vraiment un inconnu pour les amateurs de photographie qui, sans le savoir, le connaissent déjà puisqu'il est le fondateur de l'indispensable site American Suburb X.
Pour son premier livre, A New American Picture, il a re-photographié des images tirées de Google Street View. Ses scènes de rues prises à Atlanta, Miami, Camdem, Los Angeles ou Memphis semblent toutes précéder un fait divers imminent, au choix règlements de compte entre bandes, viols, bastons, assassinats... Doug Rickard exacerbe au maximum le sentiment d'insécurité du lecteur tout en dressant un portrait à la violence sourde du rêve américain.
Le titre choisi par l'auteur n'est évidemment pas anodin : en bon connaisseur de l'histoire du livre de photos, Doug Rickard inscrit son A New American Picture dans la droite lignée des classiques que sont American Photographs de Walker Evans, The Americans de Robert Frank, American Surfaces de Stephen Shore ou American Prospects de Joel Sternfeld.
Ce titre a aussi valeur de programme quant à l'évolution de l'art photographique à l'heure où les images, grâce au digital, ne cessent de se multiplier via le net, les caméras de surveillance... Si ce projet d'utiliser des images prises de Google Street View trouvera forcément ses détracteurs, les amateurs de photos les plus avertis noteront, eux, que le travail de Doug Rickard, notamment sur les couleurs, n'est pas sans rappeler celui de grands photographes américains des 70's comme William Eggleston ou Stephen Shore.
Un classique instantané.
PS : Une édition plus large du livre devrait normalement voir le jour courant 2012.
Doug Rickard : A New American Picture (Schaden White Press / Le Bal, 2010)
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Arturo B.
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lundi 25 avril 2011
Steve de Jarnatt : Appel d'Urgence (Miracle Mile) (1989)
Une sorte d'After Hours à la mode paranoïa nucléaire qu'il faut absolument réhabiliter d'urgence !
Encore un grand film méconnu et bien singulier (de la comédie romantique excentrique au film catastrophe anxiogène), qui ne mérite vraiment pas de sombrer dans les oubliettes de l'histoire du cinéma !
Le score de Tangerine Dream a beau être Bontempi-kitchos, il fonctionne néanmoins à merveille à la vision du film !
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mardi 19 avril 2011
Richard Loncraine : Le Cercle Infernal (1977)
Le plus mélancolique des Grands Prix du Festival d'Avoriaz avec une Mia Farrow qui n'a décidément pas de bol avec les enfants ! Une pure merveille dont la dernière scène fendra le coeur de n'importe quel spectateur.
A découvrir absolument !
Le film existe en dvd zone 2 sous son titre américain The Hauting of Julia mais l'image a été taillée en largeur et, plus rare, en hauteur, le coup de grâce est que le doublage original a laissé place à une nouvelle post synchro, l'horreur totale !
Le soundtrack signé Colin Towns est à à l'image du film, une perle au thème principal obsédant, et, je vous laisse deviner, le cd est aujourd'hui introuvable à moins que vous ayez envie de débourser 300 dollars dans une rondelle en plastoc !
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Arturo B.
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samedi 2 avril 2011
Moose : There's a Place (1993)
Je l'avais déjà timidement avoué chez Alien Talk, je me suis comporté une seule fois en fan de base : à la sortie d'un concert de Moose à l'Erotika, j'étais allé glisser un petit mot d'amour sur le pare-brise de leur camionnette de tournée. Par contre, je ne me souviens plus ce que je leur avais écrit.
There's a Place est l'un de mes all time favorites (dans cette version sur le maxi Liquid Make Up, plus brute que celle figurant sur l'album High Ball Me.)
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