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mardi 8 janvier 2013

Massimo Dallamano : La Lame Infernale (La Polizia Chiede Aiuto, 1974)


Houlala, ça faisait bien un siècle que je n'avais pas acheté un dvd, moi !
On a tous chialé notre mère, nous les fans de bis-cuiteries italiennes, quand Neo Publishing a rendu l'âme (petite consolation, on est maintenant content de trouver ici et là les dvds de cet éditeur à 2 € pièce), mais heureusement The Ecstasy of Films reprend aujour'hui le flambeau et inaugure sa collection Profondo Giallo avec ce film de Massimo Dallamano de 1974.

 
La Lame Infernale, qui poursuit la thématique "jeune fille" abordée précédemment par le réalisateur dans son classique Mais Qu'avez-Vous Fait à Solange, est un drôle de giallo où les codes du genre sont détournés, par exemple, l'identité du tueur, le motard à la hachette, est rapidement révélée et ne participe pas au suspens du film. En fait, le film est plus proche du poliziesco (son discours nihiliste), voire même du thriller politique classique (son enquête pépère), avec une réalisation carrée sans trop d'effets de style. C'est d''ailleurs cette position, le cul entre trois chaises, qui fait tout le charme de La Lame Infernale. Et bien sûr, le tout est sublimé par la magnifique partition de Stelvio Cipriani, dont le thème principal sera repris dans l'excellent Amer.



The Ecstasy of Films a prévu du très lourd pour ses 2 prochaines sorties, avec Torso de Sergio Martino et La Guerre des Gangs de Lucio Fulci. On va pouvoir mettre nos fichiers avi dans la corbeille et libérer un peu de place sur nos disques durs pour mieux encombrer nos étagères. Et longue vie à ce nouvel éditeur...



Massimo Dallamano  : La Lame Infernale (The Ecstasy of Films, 2012)

vendredi 29 octobre 2010

Hélène Cattet & Bruno Forzani : Amer (2010)



Se mater Amer c'est un peu comme s'enfiler en un seul shoot tous les Gialli transalpins existants !

Hélène Cattet et Bruno Forzani sursaturent leur premier film de codes propre au Giallo, tant dans l'imagerie fétichiste (gants de cuir, rasoir, femme fatale...) que dans l'ultra-stylisation de la mise en scène, jusqu'à l'écoeurement pour aboutir finalement à un résultat fascinant et proche de l'expérimental.


Cet exercice de style pourrait être autant indigent qu'indigeste dans sa geste référentielle (Suspiria, Le Venin de la Peur, L'étrange Vice de Madame Wardh... la liste est trop longue pour être dressée) mais se révèle étonnamment personnel. Les réalisateurs ont pour cela  fait le choix de laisser de côté toute trame policière pour se concentrer sur 3 instants de la vie de leur héroïne, enfant, adolescente et adulte, où elle doit se confronter à ses peurs toutes liées à la sexualité, sa découverte, son désir naissant et ses fantasmes morbides.  Amer est bien une enquête mais une enquête charnelle sur la psyché d'Anna.


Choc rétinien hallucinant, Amer bénéficie en plus d'un énorme travail sur le son pour finir d'en faire une expérience purement sensorielle rare.

Pour le soundtrack, les deux réalisateurs ont choisi de rendre hommage à la musique de l'époque en choisissant des titres d' Ennio Morricone, Bruno Nicolai, Stelvio Cipriani et Adriano Celentano.


 

Hélène Cattet & Bruno Forzani : Amer (Wildside, 2010)

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