Ne vous méprenez pas, s'il y a un véritable héritier de la Nouvelle Vague il ne s'appelle pas Christophe Honoré mais Sono Sion. Sono Sion, aussi libre que le plus déluré des Rivette, celui de
Céline et Julie Vont En Bateau, aussi inventif que le Godard des 60's, aussi émouvant que n'importe quel Truffaut, est bien plus que ça encore : c'est un raz-de-marée !
Avec
Love Exposure, le japonais annihile les filmographies intégrales de ce que l'on nous dit être les cinéastes de notre temps, de l'imposteur Quentin Tarantino à l'enjôleur Wong Kar Wai en passant par le poseur Gus Van Sant. Ainsi, je pourrais écrire un roman pour vous parler de
Love Exposure, il y aurait un long chapitre sur le romantisme, un autre sur le
Boléro de Ravel, que je n'entendrais (qui l'écoute de nos jours ?) plus jamais de la même oreille, mais à quoi bon puisque plus personne ne lit de romans ?! Je pourrais aussi me réinscrire à la fac pour terminer mon mémoire sur l'adolescence et la famille en m'appuyant sur ce film...
Au bout des 4 petites heures de
Love Exposure, pour une fois on a juste envie que le film ne s'arrête jamais, oui ! on commence tout simplement à se dire qu'on en a bel et bien fini avec le cinéma.
An absolut classic masterpiece !
PS : ne vous arrêtez pas aux images ci-dessus (violence, sexe, vomi...), faites-moi plaisir, soyez plus que jamais open minded pour découvrir
Love Exposure !