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lundi 22 mai 2017

Amarsi un po'



Tous les quadras sont en ébullition à l'idée de se plonger dans une troisième saison de Twin Peaks, moi, je suis juste dégoûté d'avoir terminé trop vite la saison 2 de Master of None.
Je n'ai plus qu'à me repasser en boucle sa bande son parfaitement éclectique, mêlant variétoche italienne, Kraftwerk, Frankie Knuckles, Soft Cell ou encore quelques pépites morriconiennes, pour retrouver ce savoureux petit goût de mélancolie printanière distillé tout au long des 10 épisodes, comme en atteste cet Amarsi un Po' de Lucio Battisti, ici dans une superbe version acoustique.

jeudi 8 décembre 2016

Le saut de l'ange



Je pensais qu'on en avait fini avec les rééditions de de Roubaix mais non, apparemment, il reste encore deux, trois trucs au fond du tiroir. Cette BO du Saut de l'ange est donc éditée pour la première fois en intégralité, on connaissait déjà le titre principal, ci-dessus, et Drive in, tous deux sortis à l'époque en 45 tours puis exhumés à la fin des années 90 sur la première compilation Playtime.
Notre MacGyver des musiques de films est ici gentiment en roue libre : et oui, gars, en 2016 il faut un peu plus qu'un sitar mélangé à un accordéon pour nous épater. Disons qu'on connaît bien la recette !
Quant au film lui-même, un revenge movie aux frontières du parodique que l'on dirait spécialement fabriqué pour Ciné Polar, s'il reste méconnu dans la filmographie d'Yves Boisset c'est qu'il y a quand même de bonnes raisons, comme souvent, n'en déplaise à nos amis snobinards. 
Je m'arrête là ou j'ajoute que le cd est limité à 500 exemplaires (et pas de vinyle, ouin ouin !) ?


François de Roubaix : Le saut de l'ange (Quartet  Records, 2016)

dimanche 17 janvier 2016

"a musical electronic coloring book"

Halloween 3

Non, Halloween III n'est pas pas ce nanar ultime qu'on nous dit, Carpenter, producteur, a au moins eu le courage dès cet épisode de vouloir "orienter la série vers une direction nouvelle", et oui, c'est l'une de ses meilleures musiques (composée avec le fidèle Alan Howarth), et ça, c'est moi qui vous le dit.

vendredi 5 septembre 2014

Carnival of Souls

 

J'espère que vous avez pris votre place pour vendredi prochain, déconnez-pas !

Pere Ubu : Carnival of Souls (Fire, 2014)

jeudi 3 juillet 2014

Voyager


C'est en me rematant L'Enfer des Armes que je suis tombé amoureux de ce morceau, qui fait parti de l' "original" soundtrack  du film aux côtés de classiques signés Jean-Michel Jarre, Roy Budd ou Goblin. Avant d'identifier le titre, il a fallu que je fasse une recherche rapide sur le web pour découvrir à mon grand désarroi que cette petite merveille était l'oeuvre de...The Alan Parsons Project (dans lequel Colin Blunstone a participé à plusieurs reprises, bah, merde alors !).
J'ai donc ouvert Soulseek et, pour la première fois de ma vie, j'ai téléchargé un titre de ce groupe de barbus à gourmettes. Je n'ai pas osé prendre en entier l'album Pyramid, dont ce Voyager est issu : ne me dites pas que j'ai eu tort !

jeudi 24 avril 2014

A girl is a gun


LoranVeille4 (critique spectateur professionnel sur Allociné et critique professionnel amateur sur une chaîne cryptée) : "Un western que quand on te tire dans le bras, bah ! tu boites."
Et en Wall Street Institute language, ça donne : "Euh ouesterne zat ouène you poule in zeu arme, bah! you limpe."

mardi 4 février 2014

In concerto


Ce soir c'est la grande messe d'Il Maestro.

mercredi 4 décembre 2013

"A côte de lui, Boulez, c'était une danseuse à tutu !"


Un petit peu (enfin, 11 minutes 30 quand même !) de musique atonale, ça n'a jamais fait de mal à personne.
Pour la petite histoire, la compilation, d'où est extrait Le Boucher, consacrée à Pierre Jansen, "ce petit ayatollah du dodécaphonisme" dixit Chabrol ("A côte de lui, Boulez, c'était une danseuse à tutu !"), est le disque de la collection Ecoutez le Cinéma, dirigée par Stéphane Lerouge, qui s'est le moins bien vendu, étonnant !

mardi 26 novembre 2013

A stroke as gentle as a feather


Mesdames, une chanson maintes fois reprise, des Mock Turtles (qui se souvient d'eux ?) à Nature & Organisation (interprétée par Rose McDowall) en passant par Sneaker Pimps (!), que vous devriez apprendre par coeur pour la chanter à vos hommes le samedi soir (au moins). Et vous verrez, après, ils se montreront tout doux.

jeudi 7 novembre 2013

"Je déteste l'espace."

©Frédéric Fleury

"Inutile de s’appesantir trois heures" : Gravity est une grosse merde intergalactique.

Constamment le cul entre 2 chaises, hésitant entre grand spectacle, ou fête à neuneu devrais-je dire, et  pseudo auteurisme métaphysico-intimiste, le film ne pose en fait qu'une seule question (celle que vous avez lu et entendu à peu près partout) : "ouh là là ! mais comment ce mexicain a t-il  fait pour tourner ça ?" Et bien vous savez quoi : on-s'en-bran-le ! Ou plutôt, je-m'en-bran-le !
A mon sens, il n'y a rien de pire que la technique dans l'art surtout quand elle est au service du vide intersidéral (ici au sens figuré). Une fois évacuée cette question, et aussi le "oui bon d'accord le plan séquence d'ouverture gnagna", il ne reste qu'un grand trou noir, où plus rien ne rayonne, que l'on nous vend à grand coup de "minimalisme", d'"ambient", d'"épure"...

Juste pour rigoler, penchons-nous 2 secondes sur le personnage principal, interprété par Sandra Bullock. Nan mais au secours ! Mesdames, réjouissez-vous, c'est l'instant diatribe féministe, qui m'a été soufflé par ma Christina.
Voilà donc une môman qui a perdu sa fifille dans un accident un peu concon (tombée sur la tête, ça arrive), du coup, cette môman qui a perdu sa fifille s'est jetée à fond dans le boulot en s'oubliant, madame est évidemment célibataire. Car, oui ! apparemment en 2013, il est toujours inconcevable que l'on puisse être et une femme et une scientifique tout en ayant et un enfant (vivant) et un mari (amant/aimant). A un moment donné, elle doit forcément payer.
Ajoutons à cela que si Ryan (spoiler : oui, le cosmonaute Ryan sera sauvé. Tu croyais quand même pas que...) se révèle digne d'une super-héroïne lorsqu'elle est livrée à elle-même, elle se montre par contre totalement nunuche quand elle se retrouve auprès du mâle protecteur, le Clown-ey, éternel séducteur à la cool, aussi à l'aise perdu entre une capsule volluto et une capsule livanto que perdu sur une capsule spatiale pris en plein syndrôme de Kessler (j'vous laisse aller vous renseigner sur Wikipédia).


On pourrait aussi s'attarder sur le lourd symbolisme de ce survival (j'veux dire survival pour le spectateur !), digne d'un sujet de Toute Une Histoire : femme, comment renaître (capsule spatiale spermatozoïdale + position foetale + sortie des eaux + cordon ombilical coupé : c'est bon, ça ira ou on vous en remet une couche, pour filer la métaphore ?) après une douleur insurmontable ?

Quant à la musique signée Steven Price, elle vous fera pleurer comme celle du remake de Solaris, mais pas pour les mêmes raisons, vous m'avez bien sûr compris.


(Aaaah ! cette dernière minute en forme d'apothéose à gerber, en espérant que votre sac à vomi ne soit pas rempli à ras bord après 1h30 de 3D !)

Calogero écrivait "en apesanteur /pourvu que les secondes soient des heures", c'est exactement ce que j'ai ressenti pendant les 5460 secondes de Gravity, un très long calvaire.

mercredi 10 juillet 2013

Bring Back That Sunny Day Mixtape



Ici et là les mixtapes d'été ont fini par éclore, j'me suis donc dit que pour rester dans le bain il fallait que je m'y mette moi aussi.
Enjoy !

jeudi 27 juin 2013

Clément Rosset : L'invisible


Nan mais sinon ce monsieur n'écrit pas que des conneries et se pose plutôt de bonnes questions : "Mais que voit-on, quand on ne voit rien ? (...) que pense t-on, quand on ne pense à rien ?"

Clément Rosset : L'invisible (Les Editions de Minuit, 2012)

jeudi 13 juin 2013

Pino Donaggio : Dressed to Kill


La précédente édition de Dressed to Kill, sortie chez Varèse Sarabande au début des années 90 et épuisée depuis belle lurette, se négociait autour des 150$ ;  heureusement, il y a un petit mois, Intrada a réédité ce classique de Pino Donaggio, en version expanded s'il vous plait, soit 19 minutes de musique supplémentaires.

(ça, c'est juste histoire de booster la fréquentation du blog.)

Pino Donaggio : Dressed to Kill (Intrada, rééd. 2013)

vendredi 31 mai 2013

Fumio Hayasaka : The Seven Samurai


Putain, j'm'étais pourtant bien juré de ne pas céder à la mode débile de la réédition vinyle 180 gr comme tous les blaireaux. Heureusement, y'a un cd bonus, l'honneur est sauf !

Fumio Hayasaka : The Seven Samurai (Doxy, 2013)

mardi 30 avril 2013

Michel Colombier : Une Chambre en Ville


Au cas où vous ne le sauriez pas, La Cinémathèque organise une expo et une rétrospective Jacques Demy jusqu'au 8 août. Pas totalement cons chez Universal, ils se sont dit que c'était peut être le moment de rééditer le soundtrack du mal aimé Une Chambre en Ville. Du coup, je n'aurais pas à commander le cd (le vinyle est quelque part dans mon garage) chez Kritzerland.
Dans le livret on apprend que Michel Colombier "avait envie d'écrire une adaptation en anglais du thème La Poupée pour la proposer à une chanteuse du type Céline Dion"; Dieu merci, le compositeur est mort avant que ce projet ne se réalise, on appelle ça la justice divine.


PS : j'vous ai déjà dit que les épaules des femmes me faisaient craquer ?


Michel Colombier : Une Chambre en Ville (Universal, 2013)

mercredi 10 avril 2013

La Muerte Es Un Nacimiento

 
 Alejandro Jodorowsky : La Muerte Es Un Nacimiento (Death Is Birth)


 Alejandro Jodorowsky : El Topo (Apple Records, 1971)

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