jeudi 25 octobre 2012

I don't know what love is, I can't say, What it is that makes me feel this way...



Mercredi soir,"I don't know what Love is", de Vashti Bunyan...


lundi 22 octobre 2012

Daido Moriyama : Tales of Tono / Labyrinth

 
 
 
 
 
 
 
 

Petite mise en condition avant de partir demain à Londres voir l'expo Moriyama à la Tate, qui réédite pour l'occasion Tales of Tono.
En 1976, cela fait plus de 10 ans que Moriyama se consacre à la photo, il a déjà à son actif une bonne poignée de livres où il est "allé au bout de la photographie", selon ses propres termes, et travaille à cette époque en mode automatique pour le magazine Asahi Camera, le voilà donc parfaitement mûr pour un petite dépression. Mais, heureusement, c'est à ce moment précis que son mentor, Eikoh Hosoe, lui propose sa première exposition personnelle au Nikon Salon. Quelques semaines avant cette grande première, Moriyama décide de partir se ressourcer à la campagne, au nord est du Japon, à Tono, une ville rendu célèbre grâce au livre de l'ethnologue Yanagita Kunio, Tales of Tono, qui y répertoria au début du XXème siècle les contes et légendes traditionnelles de la région, nous révélant pourquoi la queue du singe est courte ou pourquoi le corbeau est noir. C'est là qu'il trouve matière pour son expo qui sera composée uniquement de la série de photos prise dans cette région, et qui s'intitulera Tales of Tono, en hommage au travail de Kunio.
Cette nouvelle édition de ce que l'on peut donc considérer comme le catalogue de la première expo personnelle de Moriyama bénéficie d'une traduction en anglais de la longue et passionnante postface écrite à l'époque par le photographe, c'est son principal atout par rapport à la précédente réédition japonaise en 2010 chez Kobunsha Bunko.

 
 
 
 

De son côté, Aperture vient de sortir Labyrinth qui pose la question "quoi de mieux que des planches-contact pour appréhender le travail de photographes à la gâchette facile comme Moriyama et Araki ?"


Daido Moriyama : Tales of Tono (Tate, 2012) /  Labyrinth (Aperture, 2012)

samedi 20 octobre 2012

Robert Mapplethorpe (1946-1989)


Robert Mapplethorpe aimait les fleurs et les fouets. De lui, les historiens de l’art, qui éprouvent la même satisfaction à attribuer des étiquettes que les jeunes enfants à coller des gommettes, ont retenu qu’il fut en quelque sorte le photographe qui fit entrer la pornographie et le sado-masochisme dans l’art. Des premiers collages à partir d’images tirées de revues porno gay, aux polaroïds approximatifs des années 70, jusqu’aux tirages argentiques luxueux et léchés des années 80, le sexe hard et son folklore cuir jalonnent son œuvre, témoin rétrospectif, au même titre que le fascinant film Cruising de William Friedkin, d’un univers underground décimé en quelques années par le sida. Quelques quarante ans après, alors que, grâce aux appareils numériques et à des sites comme Tumblr, le pornographe qui sommeille en chacun de nous peut inonder sans peine la toile de ses fantasmes, qu’est-ce qui distingue encore les photos de Mapplethorpe de la production torrentielle de ses innombrables et anonymes épigones ? Peut-être une frontalité construite et une recherche de perfection dans la forme (notamment par l’utilisation des ombres et de la lumière), qui se conjuguent dans ses meilleurs clichés pour véhiculer le sentiment d’une irréalité quasi hypnotique de l’acte sexuel, et ce même si à mes yeux, Mapplethorpe se complut sur la fin de sa courte vie dans un certain maniérisme kitsch. Ses photos de fleurs ont quant à elles quelque chose d’imperceptiblement érotique et prédateur. Outre les portraits pénétrants qu’il réalisa de son ex-compagne Patti Smith, les incursions que Mapplethorpe pratiqua dans d’autres genres, surtout durant les années 80, sont nettement moins mémorables. Pour preuve, les portraits d’enfants et les natures mortes qu’il réalisa, où éclate pleinement une facture on ne peut plus classiciste qui, comme je le disais, contamina ses nus surtout sur la fin, et qui dans ces photos confine au précieux et parfois même au ridicule.

Quelques livres :


Ten by ten, Robert Mapplethorpe, éditions Shirmel/Mosel, Munich, 1996

Polaroids, Robert Mapplethorpe, éditions Prestel, 2007.

vendredi 19 octobre 2012

It's the end of the world


Orchestral Manoeuvres In The Dark - A Soundtracks' Mixtape (for Electric Skies)


Je traînais depuis quelques mois une vieille dette envers FredF d'Electric Skies, je viens tout juste de m'en acquitter avec cette mixtape musiques de films only : 45 titres, de La Nuit du Chasseur aux Sept Samourais en passant par Le Jeu de la Mort, en 1h45, le temps de vous faire votre propre film.
Et ça ne se joue qu'à un endroit, ici !

jeudi 18 octobre 2012

Lee Gamble : Diversions 1994-1996

Diversions 19941996

Wow, c'est dingue ce qu'on peut faire avec de vieilles mixtapes de jungle, j'suis sûr que Leyland Kirby n'aurait pas fait mieux, c'est juste sublime, ça réveille des fantômes !

Lee Gamble : Diversions 1994-1996 (PAN, 2012)

R.I.P. Koji Wakamatsu (1936-2012)


Koji Wakamatsu n'est plus mais reste le seul réalisateur dont j'adore les films, avant même de les avoir vus, à la simple lecture de leurs titres : Le Curriculum Vitae des Liaisons Sexuelles, Quand l'Embryon Part Braconner, Les Anges Violés, La Vierge Violente, Violence Sans Raison, Va, Va Vierge Pour la Deuxième Fois, L'extase des Anges...

 

La disparition du réalisateur m'a donné envie de réécouter la sublime Chanson de la Conque, qui illustre, comme je l'ai déjà dit, les dix dernières minutes les plus belles du cinéma.
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