vendredi 6 décembre 2013

Cette gouache dégueulasse


C'est toujours pareil  avec une nouvelle bd de Ludovic Debeurme, je la feuillette chez le libraire et je ne peux m'empêcher de penser "eurk ! qu'est-ce que c'est que ça, il va nous raconter quoi, là ? En plus c'est moche ! Surtout là, avec cette gouache dégueulasse", et à chaque fois, quand je la referme après lecture (oui parce que je repars tout de même avec en sortant du libraire), j'me dis "mais comment j'ai pu penser ça ?"
On est habitué aux histoires où le fantastique (ou l'onirisme, comme vous voulez) investit le réel, dans Trois Fils, c'est l'inverse, c'est le réel qui investit le fantastique.

Ludovic Debeurme : Trois Fils (Cornélius, 2013)

jeudi 5 décembre 2013

Let me fly away with you




Be there or be square !


Demain soir, Leyland Kirby rendra hommage à Chris Marker au Centre Pompidou dans le cadre de Planète Marker. C'est gratuit, c'est à 19 heures, et j'espère que la pièce composée spécialement pour l'occasion sera aussi belle que le morceau Providence or Fate sur son dernier album, Watching Dead Empires in Decay.
Be there or be square !

mercredi 4 décembre 2013

"A côte de lui, Boulez, c'était une danseuse à tutu !"


Un petit peu (enfin, 11 minutes 30 quand même !) de musique atonale, ça n'a jamais fait de mal à personne.
Pour la petite histoire, la compilation, d'où est extrait Le Boucher, consacrée à Pierre Jansen, "ce petit ayatollah du dodécaphonisme" dixit Chabrol ("A côte de lui, Boulez, c'était une danseuse à tutu !"), est le disque de la collection Ecoutez le Cinéma, dirigée par Stéphane Lerouge, qui s'est le moins bien vendu, étonnant !

mardi 3 décembre 2013

Lundi ou mardi


Virginia Woolf : Lundi ou mardi (The Hogarth Press, 1921 / Editions de l'Herne, 2013)

lundi 2 décembre 2013

To turn his back on violence



 
En 1972, Elia Kazan, aussi célèbre pour ses classiques hollywoodiens A l'Est d'Eden et Un Tramway Nommé Désir que pour sa participation à la chasse aux sorcières, tourne le dos aux studios et réalise à la maison et en famille (son fils a écrit le scénario), avec trois francs six sous et des acteurs inconnus (c'est le deuxième film de James Woods), ce film  incroyablement dérangeant et retors sur l'Amérique malade de l'après Viet-Nam, sujet pour la première fois abordé au cinéma, la culpabilité d'un délateur (auto-flagellation ?) et l' "innocence" des bourreaux.
Une tension et un malaise permanents, générés avec trois fois rien, notamment grâce au regard de l'impressionnant Steve Railsback, irrigue le film jusqu'à l'inéluctable, mais sadiquement retardé, climax.
Si Les Visiteurs est un chef-d'oeuvre à (re)découvrir d'urgence, son visionnage hier soir n'était évidemment pas la meilleure idée pour conclure un week-end déjà grisou et grippal.

dimanche 1 décembre 2013

Ashdecon


Longtemps boudé, aujourd'hui adoubé.

Seefeel : (Ch-Vox) (Rephlex, 1996)

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