jeudi 10 mai 2012

Alain Jessua : La Vie à l'Envers (1964)


Attention ! L'âme solitaire ou le suicidé social qui sommeille en toi va se réveiller à la vision de ce premier film d'Alain Jessua.
Après, la grande question est  : pourquoi l'Histoire n'a pas retenu ce chef d'oeuvre des 60's au côté des Mépris, Jules et Jim et autres Ma Nuit Chez Maud, quelqu'un peut m'expliquer ?
Pour ma part, je ne vous en dis pas plus, les longues analyses, ce n'est pas trop mon truc, pour la bonne raison que je préfère que vous dégustiez ce bonbon venimeux par vous-même !
Et on remercie grandement Sir miliani qui nous offre cette séance de rattrappage!

PS : Selon Jessua La Vie à l'Envers  "est un film misogyne qui a, paradoxalement, reçu le Prix Femina."



A.R. Kane ‎: New Clear Child


J'sais pas, j'dois pas être normal, mais je ne comprends pas que les 2 premiers albums d'A.R. Kane soient adulés par des gens comme Simon Reynolds et que New Clear Child soit, lui, totalement oublié de nos jours.
Cette merveille pop (je n'ai pas choisi le titre Grace pour rien !), à la fois humble et tellement inventive, n'a pas pris une seule ride et démontre à quel point la pop d'aujourd'hui est rétrograde.
Rendons-lui justice, merde, quoi !

A.R. Kane : New Clear Child (3rd Stone, 1994)

mercredi 9 mai 2012

Alain Jessua : Armaguedon (1977)


 
Encore une fiction politico-sociale de Jessua, idéale pour Les Dossiers de l'Écran et toujours bien en avance sur son temps, plus de 20 ans quand même.

L'histoire peut se résumer simplement : Louis Carrier (Jean Yanne), un punk à sa façon (on est en 77 et il pense à buter Mick Jagger, bonne idée !), va tenter de faire la/sa révolution depuis son canapé. Je vous laisse deviner le résultat !

Supermalprodelica



Ceux qui traînaient à Bastille au milieu des années 90 se souviennent forcément de Supermalprodelica, avec un tel patronyme comment faire autrement. Supermalprodelica aurait très bien pu devenir un des fers de lance de ce grand fourre-tout que l'on nomma French Touch, tendance electronica, si tout n'avait pas malheureusement cafouillé.
15 ans après, le garçon revient avec un nouveau site présentant, en streaming et avec de très belles vidéos, une poignée de remixes et de covers improbables (d'Aztec Camera à Alain Chamfort) et une longue plage inédite, où les synth' addicts iront se vautrer, qui sortira dans le courant de l'année sur le label de l'ami Jo', Scum Yr Earth !
En attendant, on se passe en boucle la reprise de cet hymne hédoniste signé Mike Brant.


mardi 8 mai 2012

Alain Jessua : Les Chiens (1978)



Toujours aussi visionnaire, Alain Jessua avec Les Chiens, réalisé en 1978, c'est carrément Ballard qui s'attaque au fameux "sentiment d'insécurité". Tourné dans une ville nouvelle, Marne La Vallée, Les Chiens prend des accents de film fantastique au climat pesant, il flirte même avec le giallo dans les scènes du violeur, j'imagine que c'est assez rare dans le cinéma français de l'époque pour le signaler.

Le film a ses petits défauts qui participent néanmoins au charme de l'ensemble :  il est, comme le reconnait lui-même Jessua, un peu "trop démonstratif", il souffre aussi, ici et là, de baisse de rythme, et ce, malgré une formidable scène de poursuite en R6, digne d'un épisode de Louis La Brocante, sûrement la Victor Lanoux 's touch !

Un film qui a du mordant, évidemment !

lundi 7 mai 2012

Alain Jessua : Paradis Pour Tous (1982)


"Le bonheur électronique", ça vous tente ? Fini les tracas au boulot, fini les engueulades avec bobonne, fini la déprime, tout ça grâce au flashage du docteur Pierre Valois.

Alain Jessua, réalisateur en marge dans le paysage cinématographique français et donc totalement sous-estimé, nous offre une satire d'anticipation visionnaire avec un formidable Patrick Dewaere, cynique et glacial, qui joue là son dernier rôle. Son suicide un mois avant la sortie du film éclaire en quelque sorte le propos.


(À 6:50 Alain Jessua parle de Paradis Pour Tous.)

mercredi 2 mai 2012

William Wyler : L'Obsédé (1965)

 

Évidemment, avec un titre pareil, ce film était fait pour moi ! Si on ajoute à cela un Terence Stamp dans le rôle principal du butterfly collector, une jolie rousse et un sublime thème principal signé Maurice Jarre, comment résister ? Et puis j'ai une affection toute particulière pour ce cinéma hollywoodien académique qui s'aventure du côté obscur.

"A rare collector's item" !


(Merci à Sevenko du Ciné Club de l'Antre pour le partage)


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