mercredi 9 mai 2012

Alain Jessua : Armaguedon (1977)


 
Encore une fiction politico-sociale de Jessua, idéale pour Les Dossiers de l'Écran et toujours bien en avance sur son temps, plus de 20 ans quand même.

L'histoire peut se résumer simplement : Louis Carrier (Jean Yanne), un punk à sa façon (on est en 77 et il pense à buter Mick Jagger, bonne idée !), va tenter de faire la/sa révolution depuis son canapé. Je vous laisse deviner le résultat !

Supermalprodelica



Ceux qui traînaient à Bastille au milieu des années 90 se souviennent forcément de Supermalprodelica, avec un tel patronyme comment faire autrement. Supermalprodelica aurait très bien pu devenir un des fers de lance de ce grand fourre-tout que l'on nomma French Touch, tendance electronica, si tout n'avait pas malheureusement cafouillé.
15 ans après, le garçon revient avec un nouveau site présentant, en streaming et avec de très belles vidéos, une poignée de remixes et de covers improbables (d'Aztec Camera à Alain Chamfort) et une longue plage inédite, où les synth' addicts iront se vautrer, qui sortira dans le courant de l'année sur le label de l'ami Jo', Scum Yr Earth !
En attendant, on se passe en boucle la reprise de cet hymne hédoniste signé Mike Brant.


mardi 8 mai 2012

Alain Jessua : Les Chiens (1978)



Toujours aussi visionnaire, Alain Jessua avec Les Chiens, réalisé en 1978, c'est carrément Ballard qui s'attaque au fameux "sentiment d'insécurité". Tourné dans une ville nouvelle, Marne La Vallée, Les Chiens prend des accents de film fantastique au climat pesant, il flirte même avec le giallo dans les scènes du violeur, j'imagine que c'est assez rare dans le cinéma français de l'époque pour le signaler.

Le film a ses petits défauts qui participent néanmoins au charme de l'ensemble :  il est, comme le reconnait lui-même Jessua, un peu "trop démonstratif", il souffre aussi, ici et là, de baisse de rythme, et ce, malgré une formidable scène de poursuite en R6, digne d'un épisode de Louis La Brocante, sûrement la Victor Lanoux 's touch !

Un film qui a du mordant, évidemment !

lundi 7 mai 2012

Alain Jessua : Paradis Pour Tous (1982)


"Le bonheur électronique", ça vous tente ? Fini les tracas au boulot, fini les engueulades avec bobonne, fini la déprime, tout ça grâce au flashage du docteur Pierre Valois.

Alain Jessua, réalisateur en marge dans le paysage cinématographique français et donc totalement sous-estimé, nous offre une satire d'anticipation visionnaire avec un formidable Patrick Dewaere, cynique et glacial, qui joue là son dernier rôle. Son suicide un mois avant la sortie du film éclaire en quelque sorte le propos.


(À 6:50 Alain Jessua parle de Paradis Pour Tous.)

mercredi 2 mai 2012

William Wyler : L'Obsédé (1965)

 

Évidemment, avec un titre pareil, ce film était fait pour moi ! Si on ajoute à cela un Terence Stamp dans le rôle principal du butterfly collector, une jolie rousse et un sublime thème principal signé Maurice Jarre, comment résister ? Et puis j'ai une affection toute particulière pour ce cinéma hollywoodien académique qui s'aventure du côté obscur.

"A rare collector's item" !


(Merci à Sevenko du Ciné Club de l'Antre pour le partage)


samedi 21 avril 2012

La Mixtape du Week-End : Elvis Presley Is Dead




Et n'oubliez surtout pas de ne pas aller voter dimanche !

Hate !

Tracklist :

 1- The Boys : Soda Pressing
2- Penetration : Nostalgia
3- Sham 69 : Borstal Breakout
4- The Adverts : Bored Teenagers
5- Stinky Toys : Birthday Party
6- The Vibrators : Automatic Lovers
7- Subway Sect : Ambition
8- The Raincoats : Lola
9- The Stranglers : Hanging Around
10- Generation X : Ready Steady Go
11- Stiff Little Fingers : Suspect Device
12- Basement 5 : Riot
13- Sex Pistols : Holydays In The Sun
14- The Buzzcocks : I Don't Know What To Do With My Life (Peel Session)
15- X-Ray Spex : I Am A Cliché
16- Asphalt Jungle : Poly Magoo
17- Wire : 12XU
18- Joy Division : Warsaw
19- Au Pairs : You
20- Th Clash : Police & Thieves
21- The Fall : Rebelious Jukebox (Peel Session)
22- Magazine : Shot By Both Sides
23- The Jam : In The City (Peel Session)
24- The Slits : Typical Girls
215- The Damned : Neat Neat Neat
26 - Les Olivensteins : Fier De Ne Rien Faire
27- The Undertones : Teenage Kicks


lundi 2 avril 2012

LHF : Keepers of the Light


Quand j'entends les mots "double album", je sors mon revolver, surtout lorsqu'il s'agit de musique électronique, passe encore pour un opéra rock ou pour un concept album  prog' à la gloire de mère Nature.
Mais, là, pas d'inquiétude, Keepers of the Light est en fait une compilation de l'intégralité des précédents maxis de LHF sortis depuis 2010, agrémentée de quelques inédits et déguisée en grand œuvre. Ces 150 minutes rendent enfin justice à ce collectif de producteurs (Amen Ra, Double Helix et Low Density Matter), aussi discret que sous estimé, qui ravive la flamme du dubstep originel à coup de samples d'un autre temps et de nappes proto-jungle.
Une nouvelle merveille en provenance du label de Dusk et Blackdown, Keysound Recordings, qui confirme donc en 2012 sa place de leader sur le marché de la UK bass music.

LHF : Keepers of the Light (Keysound Recordings, 2012)

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