Une petite douceur extraite du meilleur album d'Oasis, H.M.S. Fable, produit tout en délicatesse par des petites mains pleines de cambouis, Youth et Hugh Jones, mais absolument pas représentative du reste du disque.
La vidéo YouTube n'a que 3 pouces levés, c'est trop peu, d'autant plus qu'elle a été postée par un certain... Perseverance Alexandre, ceux qui savent, savent ! Manque un "D" à la fin du titre mais c'est pas grave vu qu'en échange on a récupéré un tiret inutile (Reinstated et non Re-insate).
On se fait toujours grave chier en janvier, il ne se passe rien et désolé ! mais Mazarine Pingeot qui soutient Vincent Peillon ça ne compte pas.
C'est donc le moment idéal pour se plonger dans les annual de mes labels de jungle favoris de quand j'avais 20 ans.
Des compils gargantuesques qui donnent envie d'embarquer Ian Sinclair dans une Nissan Sunny pour faire un tour sur la M25, avec à fond dans le poste radio qui grésille (trop de sub-bass nuit aux enceintes) une pelleté de tracks aussi finauds que :
Comme beaucoup d'entre vous, j'imagine, j'ai arpenté les tops de fin d'année, histoire de rester à la page des musiques d'aujourd'hui, avec Soulseek ouvert pour downloader tous ces disques d'ambient relou, ces démos de dubstep ou ces k7 d'electro-folk que j'ai loupés cette année et surtout, il faut bien le dire, que je n'écouterais jamais plus de ma vie après les avoir donc très vaguement survolés.
Excès de jeunisme et que de temps perdu alors que ce disque d'adult rock, sorti au mois d'avril, attendait sagement que je le découvre dans les tréfonds de Facebook, au détour d'un commentaire rédigé par le fan number one d'Eyeless in Gaza, et que je tombe immédiatement enamouré de lui.
Sophia : As We Make Our Way (Unknown Harbours) (The Flower Shop Recordings, 2016)
Ce qu'il y a de bien avec les déménagement, c'est qu'ils permettent de retomber sur des trésors oubliés.
En vidant feu mes caisses de cd du garage dans les Kallax de mes nouveaux combles fraîchement aménagés, je suis tombé sur ce disque de Marc Almond, pas écouté depuis des lustres (minimum 15 ans).
Ma rencontre avec sa carrière solo remonte au tout début des années 90. La cousine de ma petite amie de l'époque était une fan invétérée de Marc Almond, comme elle aurait pu l'être de Jean-Jacques Goldman, je regrette aujourd'hui de ne pas lui avoir demandé d'où venait cette drôle de fascination.
Depuis 3 jours j'écoute donc en boucle ce Tenement symphony et je le trouve parfait de bout en bout, même si le précédent album est communément considéré comme le chef d’œuvre du garçon. Au programme : EBM de Castafiore, reprise eurodance du Jacky de Brel, version fidèle de The Days Of Pearly Spencer(qui n'était pas encore devenu une scie), interlude Debussy (!) ou single mielleux digne du meilleur des Pet Shop Boys.
La prod' très early 90's signée Trevor Horn, épaulé çà et là par Dave Ball, l'autre moitié de Soft Cell, n'arrive même pas à gâcher la qualité des compos et, bien
évidemment, l'interprétation des chansons. A vrai dire, ça serait même un petit
plus pour nous les quadras, et, avec un peu de recul, on pourrait arguer qu'elle contribue pleinement à
l'univers kitsch de Marc Almond.
Un an après la sortie de cet album, notre diva new wave est sur scène au Royal Albert Hall où elle délivre un concert aussi flamboyant que sa garde-robe et interprète live la quasi intégralité de Tenement Symphony :